Enquête Global Investor Study

Les investisseurs ont besoin de l’aide des conseillers financiers

Les investisseurs surestiment leurs capacités à comprendre l'investissement. Ils sont toutefois enclins à approfondir leurs connaissances. Cela pourrait leur permettre d'éviter des déconvenues financières.

12/09/2016

Une nouvelle étude réalisée aux quatre coins du globe révèle que les jeunes investisseurs sont plus enclins à solliciter les compétences d'un conseiller financier.

Les investisseurs de la génération Y (de 18 à 35 ans), indiquent qu'ils sont plus enclins à solliciter les conseils d'un professionnel de l'investissement : 46 % des investisseurs de la génération Y affirment qu'ils aimeraient approfondir leur compréhension des produits d'investissement en s'entretenant avec un conseiller financier, contre 41 % pour les investisseurs de 36 ans et plus. Toutefois, en France, on retrouve la même proportion (43 %) d’investisseurs de la génération Y et des 36 ans et plus qui prévoient d’améliorer leurs connaissances en s’entretenant avec des conseillers financiers.

Ces résultats font partie d'une enquête réalisée auprès de 20 000 investisseurs situés dans 28 pays (tous les investisseurs interrogés ont investi au moins l'équivalent de 10 000 euros) et soulignent un désir de mieux comprendre les produits d'investissement.

L'enquête Schroders Global Investor Study a révélé que neuf investisseurs sur dix dans le monde souhaitent améliorer leur compréhension des produits financiers. Ces conclusions, et les conséquences qui pourraient en découler, interviennent à un moment crucial pour les marchés internationaux, compte tenu de l'instabilité croissante de la conjoncture politique mondiale.

L'enquête a également permis de constater des disparités entre les régions. Ainsi, les investisseurs asiatiques souhaitant approfondir leurs connaissances en la matière sont plus nombreux que leurs homologues européens. En Europe, les Néerlandais sont les moins enclins à vouloir aiguiser leurs connaissances, tandis que les Italiens sont les plus enclins à vouloir parfaire les leurs.

Selon l’enquête Schroders Global Investor Study 2016 :

  • 88 % des investisseurs français souhaitent en apprendre davantage pour mieux comprendre leurs investissements.
  • 93 % des investisseurs français de la génération Y aimeraient améliorer leurs connaissances des produits de placement.
  • Solliciter un conseiller financier préalablement à tout investissement reste une solution prisée des investisseurs en France.

La volonté d'en savoir plus sur les investissements devrait rassurer les responsables politiques. En améliorant leur compréhension des produits d'investissement et en parlant avec un conseiller indépendant avant de prendre une décision définitive, les investisseurs seront plus à même d'éviter les pièges financiers.

Cela est particulièrement important, dans la mesure où l'enquête a également permis de constater que de nombreux investisseurs surestiment leur compréhension des investissements et ciblent des objectifs financiers irréalistes. La combinaison de ces deux éléments pourrait les empêcher de réaliser leurs objectifs financiers.

L'édition 2016 de l'enquête a également permis de constater que :

  • Seuls 13 % des investisseurs français et internationaux admettent qu'ils ont une compréhension inférieure à la moyenne des produits d'investissement.
  • 71 % sont incapables de définir le rôle d'un gestionnaire financier ou d'un gérant de portefeuille en France, contre 63 % dans le monde.
  • Les investisseurs français attendent, en moyenne, un revenu moyen de 7,9 %.

Pourquoi il devient de plus en plus important de se faire conseiller

La crise du crédit de 2008 a secoué le monde de l'investissement. Pendant près de 20 ans, les investisseurs ont goûté les joies d'une croissance et de retours sur investissement sans précédent.

Nous évoluons désormais dans un environnement caractérisé par des taux d'intérêt bas, une faible croissance et des rendements inférieurs à ce que les investisseurs avaient connu jusqu'alors.

Nous évoluons dans un monde où les responsables politiques sont à court d'options pour stimuler la croissance. Et pourtant, les investisseurs, persuadés de bien comprendre les produits d'investissement, attendent de leurs investissements qu'ils leur procurent des revenus à presque deux chiffres.

Les investisseurs doivent améliorer leur compréhension des produits d'investissement. C'est pour cette raison que le secteur de la gestion de placements doit s'ouvrir et œuvrer davantage pour répondre aux attentes des investisseurs désireux de parfaire leurs connaissances.

Graphique : A l'échelle mondiale, le pourcentage d'investisseurs souhaitant améliorer leurs connaissances en investissement est élevé.

Les conseillers financiers doivent s'impliquer

L'étude permet de constater qu'il existe un réel désir des investisseurs d'approfondir leurs connaissances par eux-mêmes : 42 % déclarent qu'ils feraient leurs propres recherches par le biais de sites internet financiers indépendants. Toutefois, ils ne sont que 50 % à affirmer qu'ils solliciteraient l'expertise d'un conseiller financier avant de réaliser un investissement.

Plus surprenant peut-être, compte tenu de la vitesse à laquelle la technologie progresse dans le secteur de la finance, les investisseurs de la génération Y (âgés de 18 à 35 ans) semblent plus enclins à solliciter les conseils d'un professionnel de l'investissement : 46 % des investisseurs de la génération Y affirment qu'ils aimeraient approfondir leur compréhension des produits d'investissement en s'entretenant avec un conseiller financier, contre 41 % pour les investisseurs de 36 ans et plus.

Lorsqu'il s'agit de réaliser un investissement, les investisseurs de la génération Y sont, une fois de plus, plus enclins à parler avec un conseiller financier préalablement à la réalisation de l'investissement : 51 % souhaitent un contact humain, contre 49 % chez les personnes âgées de 36 ans et plus.

Malgré les progrès technologiques et l'avènement des conseillers-robots, qui se présentent sous la forme de sites internet posant des questions sur les objectifs d'investissement des clients et les risques liés aux produits de placement avant de proposer des solutions de placement, la plupart des investisseurs continuent de privilégier un entretien physique avec un conseiller financier indépendant avant de réaliser un investissement.

Graphique : La moitié des investisseurs souhaitent toujours s'entretenir avec un professionnel de la gestion financière avant de réaliser un investissement.

 

Sheila Nicoll, Head of Public Policy chez Schroders, explique : « Les investisseurs ont clairement besoin qu'on les conforte dans leur choix préalablement à tout investissement. L'enquête révèle qu'ils ont besoin des sociétés de gestion et des conseillers financiers.

Le secteur de la gestion d'actifs peut être intimidant. Ce constat est d'autant plus vrai en ce moment, où l'instabilité politique mondiale croissante complexifie encore davantage la situation. Il est donc essentiel que ceux qui possèdent le savoir partagent leurs connaissances avec ceux qui en ont besoin et envie. »

Pour consulter l'étude dans son intégralité et l'infographie interactive, veuillez consulter le site www.schroders.com/gis ou télécharger le rapport complet ci-dessous.

Vous pouvez évaluer votre compréhension des produits d'investissement avec notre outil incomeIQ, qui révélera vos biais comportementaux et vous fournira des conseils utiles pour vous aider à réaliser vos investissements de manière plus avisée.

Remarques : à propos de l’enquête Schroders Global Investor Study 2016

Confiée par Schroders à Research Plus Ltd, cette enquête indépendante a été conduite en ligne entre le 30 mars et le 25 avril 2016 auprès de 20 000 investisseurs basés dans 28 pays (notamment l’Allemagne, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni). Au sens de cette enquête, un investisseur correspond à toute personne envisageant d'investir au moins 10 000 euros (ou une somme équivalente) au cours des 12 prochains mois et ayant modifié ses placements au cours des cinq dernières années. Ces personnes sont considérées comme représentatives de la population des investisseurs de chaque pays dans lequel a été menée l’enquête.

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Les prévisions contenues dans le présent document résultent de modèles statistiques, fondés sur un certain nombre d'hypothèses.

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