Marchés

Cinq façons de générer de la performance sur le segment des obligations high yield

22/06/2016

Bien que les obligations high yield aient nettement rebondi après leur début d'année difficile, il est encore possible pour les investisseurs de générer des rendements attrayants, et ce de plusieurs façons.

En janvier et début février, les marchés ont signé l'un des pires débuts d'année de leur histoire, et les spreads de crédit1 high yield2 se sont brutalement élargis. En mars et en avril, cependant, le sentiment des investisseurs a nettement rebondi et les spreads de crédit se sont de nouveau resserrés. Les valorisations au sein des segments high yield européen et américain sont revenues à des niveaux proches de leurs moyennes à long terme. Et même si elles sont désormais proches de leur juste valeur, nous estimons que les détenteurs de ces obligations devraient bénéficier d'une compensation attrayante compte tenu de la volatilité à court terme.

De plus, les investisseurs peuvent encore exploiter des opportunités de valeur relative s'ils considèrent l'ensemble des devises, des secteurs et des catégories de notation. Voici quelques exemples permettant de tirer parti des bouleversements actuels sur les marchés :

  • Les obligations high yield appartenant à la catégorie BB présentent des valorisations très attrayantes par rapport aux obligations investment grade appartenant à la catégorie BBB, puisque les obligations d'entreprises non-financières européennes notées BBB sont désormais éligibles aux achats d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE). Ce programme d’achat fera, selon nous, augmenter le prix des obligations investment grade (donc baisser leurs rendements). Ainsi, même en cas d'absence de soutien direct de la part d'un acheteur insensible aux prix, nous estimons que les titres notés BB devraient bénéficier des retombées du programme d'achat d'actifs de la BCE en affichant des niveaux de valorisations et de prix relativement plus favorables aux investisseurs.
  • Début 2016, les émetteurs financiers ont sous-performé les émetteurs non-financiers ; le secteur de l'assurance a été confronté à une situation particulièrement difficile. Cette sous-performance s'explique notamment par les craintes relatives à l'exposition aux marchés financiers, puisque plusieurs grandes banques européennes sont tributaires de l'accès à ces marchés pour générer des bénéfices. Leurs marges bénéficiaires peuvent pâtir d'une fermeture de ces marchés, mais nous avons le sentiment que ces craintes sont désormais excessives.
  • Les spreads de crédit aux États-Unis sont nettement plus larges qu'en Europe, et certains secteurs du marché américain commencent à présenter un certain attrait par rapport aux émetteurs européens bénéficiant d'une notation équivalente. Il faut cependant nettement nuancer ce propos puisque, dans l'ensemble, les niveaux d'endettement aux États-Unis sont bien plus élevés qu'en Europe, comme en témoigne la plus grande proportion d'émetteurs moins bien notés. Les États-Unis se trouvent à une étape plus avancée du cycle de crédit que l'Europe3 et, par conséquent, les opérations de fusion-acquisition ont augmenté tout comme le taux d'endettement. Nous n'hésitons pas à renforcer de manière sélective notre exposition au segment high yield américain, mais en gardant bien à l'esprit l'écart du niveau d'endettement.
  • Malgré leur rebond significatif, les matières premières recèlent encore un potentiel de revalorisation. Nous recherchons des entreprises capables de survivre et de prospérer dans un contexte où les prix de l'énergie sont au plus bas ; lorsque les rendements demeurent élevés, nous prêtons volontiers aux producteurs de métaux et aux compagnies minières qui n'exigent pas de hausse rapide des prix des matières premières.
  • Nous nous attendons à une augmentation des taux d'intérêt américains et des rendements des emprunts d'État au cours des douze prochains mois étant donné que le taux d'inflation au sein du secteur des services est supérieur à 2,5 % par an, que certains prix du secteur de l'énergie ont déjà augmenté de plus de 50 % et que la Fed est clairement en retard. Certains secteurs comme celui de la banque devraient bénéficier de la possible hausse des taux d'intérêt, tandis que d'autres, comme l'immobilier, devraient en pâtir.

Le marché semble correctement valorisé et il n'est donc pas évident de trouver la meilleure porte d'entrée sur le segment high yield, mais il existe encore des opportunités. Les investisseurs devraient également garder à l'esprit que d'un point de vue stratégique, les obligations high yield offrent des rendements attrayants et d'excellents avantages en termes de diversification quel que soit le contexte à court terme du marché.

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Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Les cours des actions ainsi que le revenu qui en découle peuvent évoluer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant qu’ils ont investi.
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1 L'écart de rendement correspond à la différence entre les gains générés par différentes catégories d'obligations, comme par exemple entre les emprunts d'État et les obligations d'entreprises. Les spreads de crédit désignent l'écart de rendement entre ces deux dernières catégories.

2 Une obligation high yield est une obligation spéculative présentant une notation de crédit inférieure à investment grade. Les obligations investment grade sont les obligations qui appartiennent aux meilleures catégories de notation selon les agences. Pour être considérée investment grade, une obligation doit avoir une notation de crédit d'au moins BBB (Standard & Poor’s) ou Baa3 (Moody’s). Généralement, plus le risque de défaillance d'un émetteur est élevé, plus l'intérêt ou le coupon est élevé.

3 Les cycles de crédit traduisent l'évolution de l'accès aux marchés du crédit par les investisseurs au fil du temps. Ils commencent généralement par une période durant laquelle l'accès au financement est aisé : elle se caractérise par une baisse des taux d'intérêt, un assouplissement des conditions de prêts et une augmentation du crédit disponible. Cette période est suivie d'une contraction des fonds disponibles. Pendant cette période de contraction, les taux d'intérêt grimpent et les conditions d'octroi de crédit deviennent plus strictes, ce qui entraîne un resserrement de l'accès au crédit.

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