Point de vue économique

Point de vue économique - Octobre 2016

04/10/2016

Azad Zangana

Azad Zangana

Économiste senior européen et stratégiste

Keith Wade

Keith Wade

Economiste et stratégiste

Craig Botham

Craig Botham

Économiste spécialiste des Marchés émergents

Élection américaine : les chances de victoire de Donald Trump augmentent

  • Les sondages se resserrent et, dans le sillage du choc du Brexit, nous n’excluons pas une victoire de Donald Trump lors de l’élection présidentielle. Si les deux candidats insistent sur une politique budgétaire expansionniste, le programme de Donald Trump semble bien plus important en la matière. Malheureusement, si l’on ajoute son protectionnisme commercial, sa politique globale ne pourra apporter qu’une situation de stagflation à une économie américaine en fin de cycle.
  • Le marché actions américain reste très dynamique, ce qui augure une victoire d’Hillary Clinton, représentante du parti au pouvoir. Mais la situation a encore le temps d’évoluer.
  • La montée du populisme est soutenue par un sentiment anti-mondialisation. Ainsi, le principal danger pesant sur notre prévision de croissance mondiale de 2,5 % n’est pas économique mais politique, sous la forme d’une montée en puissance du populisme.

La feuille de route politique de l’Europe

  • L’année 2016 se révèle difficile pour les investisseurs européens en raison des nombreux risques de nature politique. Le Brexit semble avoir galvanisé les partis protestataires dans toute l’Union. Les investisseurs doivent donc être très vigilants à la décote qu’ils attribuent aux actifs risqués européens.
  • Parmi les événements qui se profilent, nombreux sont ceux dont la probabilité d'occurrence est faible ou dont l’impact sera a priori modéré. Les deux principaux événements sont le référendum en Italie, où le Premier ministre pourrait perdre son poste, et l’élection aux Pays-Bas, qui pourrait voir l’arrivée au pouvoir d’un parti nationaliste d’extrême droite. 

Flux bancaires et situation des marchés émergents

  • La destination des flux de capitaux trace une ligne claire entre les marchés émergents (ME) où ils ont progressé le plus vite, à savoir l’Asie et l’Amérique latine, et les autres (Europe, Moyen-Orient et Afrique ou région EMOA). On peut en déduire qu’une accumulation de risques est plus probable en Asie et en Amérique latine.
  • Comme toujours, la Chine est un cas à part, puisque les flux transfrontaliers y ont atteint jusqu’à sept fois leurs niveaux de mars 2009. Cependant, durant les 18 derniers mois, on constate un affaiblissement des flux dans toutes les régions, certainement sous l’effet des craintes entourant à la fois la Fed et la Chine. Une tendance encourageante, au sens où elle signale une possible réduction de l’endettement et du risque, mais qui pèse également sur l’activité économique des régions concernées. 

Analyse régionale

  • En Amérique latine, c’est la Colombie qui inquiète le plus : ses emprunts dépassent largement le niveau de ceux du reste de la région, et comme 80 % de la dette détenue par des banques étrangères est libellée en USD, le durcissement de la politique monétaire américaine constitue un risque majeur.
  • En région EMOA, c’est la Turquie qui fait face au plus important volume de créances de banques étrangères. Comparé à certains pays d’Asie ou d’Amérique latine, elle est moins dépendante du dollar, mais il serait faux de penser que sa plus forte exposition aux créanciers européens immunise la Turquie contre les interventions de la Fed.
  • Au contraire, la Hongrie et la Russie pâtissent d’un net recul des flux étrangers (dans le cas de la Russie, en raison des sanctions faisant suite à la crise ukrainienne).
  • En Asie, c’est la Thaïlande qui enregistre le plus fort taux de hausse des créances étrangères ; l’Indonésie et la Malaisie sont également connues pour nourrir une dépendance supérieure à la moyenne envers les financements des banques étrangères.
  • Quant à la Chine, sa dépendance envers les capitaux étrangers a nettement diminué depuis la mi-2015 (date à laquelle les autorités ont dévalué le yuan et déclenché une vague de remboursements en devise de la part des entreprises inquiètes du renchérissement du coût de leur dette en devise étrangère). Cette première étape a réduit le niveau de vulnérabilité de la Chine, mais il y a encore énormément à faire.

Aperçu de nos opinions

  • Synthèse de nos principales opinions macroéconomiques et des risques majeurs entourant l'économie mondiale

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