Points de vues

Chaleur sur la ville : pourquoi les investisseurs devraient se soucier de la hausse des températures


En tant qu’investisseurs dans les villes mondiales, nous utilisons des données géospatiales environnementales à l’échelle planétaire depuis 2019.

Nous n’avons cessé d’étudier les ensembles de données provenant généralement de la recherche universitaire et de les exploiter – y compris celles publiées par des agences spatiales telles que la NASA – afin d’éliminer les principaux risques environnementaux de nos investissements.

Nos données couvrent un large éventail d’indicateurs de risque. Il s’agit notamment de l’indice météorologique pour les feux de forêt, de l’incidence historique des tempêtes tropicales, de la densité des éclairs, du risque de glissements de terrain, des inondations, etc. – à des degrés divers de détails géographiques, ce qui représente plusieurs milliards de points de données.

Le nombre de vagues de chaleur récentes en Europe montre à quel point il est important de prendre conscience de ces risques environnementaux. Les données météorologiques précises sont un actif dans lequel Schroders investit depuis de nombreuses années.

Nous avons accès aux données météorologiques de la planète à intervalle de 30 kilomètres, avec des variables telles que la température et les précipitations collectées toutes les heures. Cela nous permet de visualiser les récentes vagues de chaleur européennes pour certaines des principales villes de cette région. Nos données environnementales nous aident à analyser le contexte historique de la chaleur et à comprendre à quel point les événements récents sont inhabituels.

Pour replacer cet événement extrême dans son contexte, nous pouvons présenter tous les jours de juillet pour toutes les grandes villes européennes au cours des 10 dernières années sur un histogramme, puis extraire la récente vague de chaleur londonienne de la distribution. Les environs de 36,5 °C enregistrés à Londres le 18 juillet 2022 ont été plus chauds que 98 % de tous les jours de juillet dans les grandes villes européennes au cours des 10 dernières années, et le 19 juillet, à environ 39 °C, a été plus chaud que 99 %.

605753-Web_charts-V6_FR_webchart-1_770px.png

Toutefois, comme le montre la figure ci-dessous, bien qu’une température de surface d’environ 40 °C soit très inhabituelle pour Londres, certaines villes européennes connaissent régulièrement ce type de pics. Nous avons choisi Paris, Rome et Madrid à titre de comparaison. Ces villes constituent l’essentiel de la queue droite de la distribution précédente, à la droite des lignes en pointillés rouges :

605753-Web_charts-V6_FR_webchart-2_770px.png

L’importance de la température ressentie

Malgré ces changements à court terme pour Londres et Paris, nous sommes plus préoccupés par l’impact du changement climatique sur les températures prévalant en Asie du Sud. Bien que la donnée le plus souvent mentionnée dans les médias soit la température de l’air juste au-dessus de la surface de la terre (tracée dans le graphique ci-dessus – et étiquetée comme « température de surface »), ce que les gens perçoivent comme étant la température est une donnée plus importante en termes de confort.

La « température ressentie » est l’équivalent de température perçue par les humains, causée par les effets combinés de la température de l’air, de l’humidité relative et de la vitesse du vent.

Quand on examine cette mesure pour les villes européennes par rapport aux villes d’Asie du Sud, il est clair que l’Europe a encore une large marge avant que ses villes ne deviennent aussi inconfortables que celles d’Asie du Sud.

605753-Web_charts-V6_FR_webchart-3_770px.png

En effet, l’impact de l’humidité et de la vitesse du vent ont donné un ressenti inférieur aux quelques 39 degrés centigrades enregistrés comme température de surface le 19 juillet 2022 à Londres. En revanche, à Delhi, on a régulièrement l’impression qu’il fait plus chaud de 10 degrés que la température réelle.

605753-Web_charts-V6_FR_webchart-4_770px.png

L’impact du changement climatique se manifestant de plus en plus dans les environnements urbains, de l’Asie du Sud à l’Europe centrale et du Nord, nos infrastructures, nos bureaux et nos espaces sociaux vont subir des pressions croissantes pour s’adapter.

La climatisation peut être la réponse de courte durée impulsive au maintien de la satisfaction des clients ; les bureaux qui en seront dépourvus deviendront rapidement des biens de qualité secondaire. Toutefois, la prolifération de la climatisation va renforcer l’empreinte carbone d’exploitation de ces espaces.

À moyen terme, nous nous attendons à ce que les bâtiments recourent à de nouvelles pratiques architecturales innovantes pour refléter davantage de lumière, minimiser la capture de la chaleur et améliorer la circulation et la ventilation de l’air. L’urbanisme, conscient de la nécessité de réduire les « îlots de chaleur » urbains, devra également devenir la norme, favorisant la mise à disposition et l’intégration d’espaces verts dans les aménagements des centres-villes.

605753_SC_WEBCHARTS_Heatwave-Article_FR_770px.png

Le contenu de ce site est destiné aux particuliers et aux investisseurs non professionnels.

Ce document exprime les opinions du gérant ou de l'équipe citée et ne représente pas nécessairement les opinions formulées ou reflétées dans d’autres supports de communication, présentations de stratégies ou de fonds de Schroders.

Ce document n’est destiné qu’à des fins d’information et ne constitue nullement une publication à caractère promotionnel. Il ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente d’un instrument financier quelconque. Il n’y a pas lieu de considérer le présent document comme contenant des recommandations en matière comptable, juridique ou fiscale, ou d’investissements. Schroders considère que les informations contenues dans ce document sont fiables, mais n’en garantit ni l’exhaustivité ni l’exactitude. Nous déclinons toute responsabilité pour toute opinion erronée ou pour toute appréciation erronée des faits. Aucun investissement et/ou aucune décision d’ordre stratégique ne doit se fonder sur les opinions et les informations contenues dans ce document.

Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Les cours des actions ainsi que le revenu qui en découle peuvent évoluer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant qu’ils ont investi.

Les prévisions contenues dans le présent document résultent de modèles statistiques, fondés sur un certain nombre d'hypothèses.

Elles sont soumises à un degré élevé d'incertitude concernant l'évolution de certains facteurs économiques et de marché susceptibles d'affecter la performance future réelle. Les prévisions sont fournies à titre d'information à la date d'aujourd'hui. Nos hypothèses peuvent changer sensiblement au gré de l'évolution possible des hypothèses sous-jacentes notamment, entre autres, l'évolution des conditions économiques et de marché. Nous ne sommes tenus à l'obligation de vous communiquer des mises à jour ou des modifications de ces prévisions au fur et à mesure de l'évolution des conditions économiques, des marchés, de nos modèles ou d'autres facteurs.

Ce document est produit par Schroder Investment Management (Europe) S.A., succursale française, 1, rue Euler, 75008 Paris, France.