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Dialogue avec les administrateurs : comment pouvons-nous relever les défis climatiques ?


La pression est sans cesse plus forte sur les conseils d’administration pour démontrer comment ils vont atteindre leurs objectifs climatiques.

Comme l’a écrit Peter Harrison, directeur général de Schroders, en janvier de l’année dernière : « D’ici 2050, les effets de la pandémie risquent d’être éclipsés par les conséquences du réchauffement climatique non contrôlé. » Il a mis en garde : « Les mesures futures qui seront mises en place par les entreprises seront essentielles à la résolution de cette crise. Pourtant, on ne sait que peu de choses de leurs plans à long terme. » 

À l’époque, nous avons écrit aux plus grandes entreprises britanniques pour leur demander de publier des plans de transition détaillés et entièrement chiffrés sur le changement climatique. Nous avons élargi ce dialogue à l’échelle mondiale. Plus d’un an plus tard, il est plus important que jamais de comprendre le détail de ces plans de transition. Voici pourquoi.

Pourquoi est-il important d’avoir un dialogue avec les entreprises concernant leurs plans de transition ?

Actuellement, il vous sera difficile de trouver des exemples d’entreprises n’ayant pas d’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. En résumé, ce qui nous intéresse, c’est de savoir si les entreprises réduisent au maximum leurs émissions le plus rapidement possible et sont transparentes à ce sujet.

Il est également important de comprendre si l’entreprise gère les impacts sociaux d’une transition rapide sur ses employés, ses communautés, ses fournisseurs et ses consommateurs.

Les climatologues ont déclaré que le monde devait atteindre zéro émission nette d’ici le milieu du siècle, et selon les Nations Unies, plus de 130 pays se sont fixés un objectif de zéro émission nette d’ici 2050 ou l’envisagent. Plus de 2 000 entreprises et institutions travaillent avec l’initiative Science Based Targets, qui promeut les meilleures pratiques en vue de réduire leurs émissions.

Cependant, de nombreux défis sont à relever quant à la crédibilité des objectifs de zéro émission nette. Il s’agit notamment de définitions et utilisations de langage (« neutre en carbone » vs « décarboné »), de l’utilisation douteuse des compensations d’émissions et de l’absence d’objectifs intermédiaires. Il est essentiel de comprendre la nuance.

Il s’agit de lutter contre le réchauffement climatique tout en cherchant à générer de la valeur.  En tant que gestionnaire d’actifs, notre objectif est d’offrir d’excellentes performances à nos clients en sélectionnant des entreprises dotées de modèles économiques durables et robustes.

Comment nous avons invité les 350 directeurs non exécutifs du FTSE dans nos locaux pour débattre des questions climatiques

Kimberley Lewis, Responsable de l’Actionnariat actif de Schroders, a déjà partagé la manière dont notre premier événement de Dialogue avec les administrateurs illustre notre approche des défis en matière de développement durable.

En février de cette année, nous avons organisé notre premier événement de Dialogue avec les administrateurs. Nous avons invité les directeurs non exécutifs (NED) de l’indice FTSE 350 à rencontrer les spécialistes du développement durable et les gérants de portefeuille de Schroders pour discuter de certains des défis les plus complexes en matière de durabilité.

Nous avons abordé la manière dont les conseils d’administration peuvent et devraient être contraints de rendre des comptes à propos du climat, la manière dont nous pouvons faire entendre la voix des employés au sein des conseils d’administration et la manière dont les indicateurs ESG peuvent être pris en compte dans la rémunération des dirigeants.

L’idée de Dialogue avec les administrateurs était de choisir délibérément des sujets qui ont des « zones grises »,  à savoir, qui permettent un débat sur les différentes approches que les entreprises peuvent adopter pour relever ces défis.

En ce qui concerne le changement climatique, il existe des désaccords quant aux personnes contraintes de rendre des comptes ainsi que les indicateurs à utiliser.

Des facteurs externes échappent au contrôle des entreprises et certaines ont exprimé des frustrations à l’égard d’un potentiel manque de compréhension de la part des responsables politiques sur ce qui est réaliste.

D’une manière générale, l’importance de la transition est acceptée et les entreprises sont désormais confrontées à la réalité de leur mise en œuvre. Toutefois, les administrateurs ne se sentent pas encore entièrement en mesure de relever le défi.

Beaucoup demandent des formations et nous pensons que la composition des conseils d’administration sera de plus en plus impactée par le besoin d’expertise en matière de changement climatique.

Étude de cas : Divulgations de lobbying VW

Un groupe d’investisseurs comprenant Schroders a challengé VW sur le lobbying et les risques climatiques cette année. Schroders a co-déposé une résolution des actionnaires en avril, exhortant le constructeur automobile allemand à expliquer comment ses activités de lobbying contribuent à faire face aux risques climatiques.

VW divulgue ses affiliations à des associations commerciales, mais la société n’indique pas de mannière transparente comment les objectifs et les activités de lobbying de ces associations s’alignent avec ses propres objectifs climatiques.

Il apparaît que sans cette analyse, VW risque de freiner les progrès réalisés en matière de stratégie de transition climatique et porter atteinte à sa réputation. 

VW a rejeté la proposition des actionnaires, ce qui signifie que cela n’a pas figuré sur le bulletin de vote lors de son AGA du jeudi 12 mai.

Le rejet continu de la demande des investisseurs contraste avec de nombreux concurrents, notamment Mercedes-Benz et BMW, qui se sont tous deux récemment engagés publiquement à intégrer une revue de leur politique de lobbying en faveur du climat dans leurs publications annuelles.

Quels sont les objectifs climatiques de Schroders ?

À la fin de l’année dernière, Schroders a publié son Plan d’action pour la transition climatique, qui détaille notre trajectoire vers le net zero.

Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de Schroders ont été formellement validés par l’initiative Science Based Targets (SBT) en janvier.

Nous figurons parmi les 20 premières institutions financières à en faire partie et sommes le plus grand gestionnaire en termes d’actifs sous gestion.

Nos objectifs comprennent la réduction des émissions provenant de nos propres activités, ainsi que de nos « émissions financées », c’est-à-dire les émissions provenant des entreprises dans lesquelles nous investissons.

 

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