EuroView: La reprise se poursuit et les risques sont en baisse, mais pour combien de temps encore?
Les actions européennes restent un placement sur le thème de la reprise, déclare Rory Bateman dans son dernier numéro de EuroView. Il y aborde la qualité des récentes statistiques économiques de la zone euro ainsi que les banques, le Brexit et les afflux de capitaux.

Dans le dernier numéro de EuroView en janvier (EuroView : rotation, reprise des bénéfices et opinion sur les États-Unis), nous avons abordé les avantages procurés par l’inévitable volatilité des marchés lors de périodes d’incertitudes politiques.
En début d’année, les investisseurs étaient confrontés à une série d’enjeux électoraux en Europe où la progression des parties populistes semblait destinée à provoquer des dégâts sur les marchés mondiaux compte tenu de la menace qu’ils risquaient d’exercer sur la construction européenne. Pour les investisseurs qui n’étaient pas encore positionnés sur le continent, l’opportunité de réaliser des achats à des points bas n’a jamais vu le jour. Les partis centristes ont remporté avec une large avance les élections en France et aux Pays-Bas, tandis que le caractère disruptif du Royaume-Uni a été fortement amoindri par la courte victoire électorale de Theresa May.
Les marchés boursiers européens ont signé une performance exceptionnelle de 18 % au premier semestre (mesurée par la performance totale de l’indice MSCI Europe). L’objet de cette revue des marchés européens est d’expliquer à nos clients qu’en dépit de la récente vigueur de son économie, l’Europe pourrait continuer d’afficher de bonnes performances par rapport aux autres marchés boursiers. Selon nous, ses actions conservent une valorisation attractive par rapport à d’autres classes d’actifs.
Revue semestrielle du marché d'actions européen
L’indice MSCI Europe a affiché une performance totale de 6,7 % en euro au premier semestre de l’année. L’Italie a obtenu la palme de la performance régionale grâce à une hausse de 11,3 %, alors que le Royaume-Uni est resté à la traîne (3 % seulement en euro). L’appréciation de la monnaie unique par rapport au dollar américain durant le premier semestre de l’année a permis aux actions européennes de compter parmi les classes d’actifs les plus performantes à l’échelle mondiale, grâce un rendement total supérieur à 15 % en dollar américain, contre 9 % pour l’indice S&P 500.
La surperformance significative du style value par rapport au style growth lors du 4ème trimestre de l'année dernière s'est quelque peu inversée en 2017 dans la mesure où le premier a sous-performé le second de près de 5 %. Comme l’on pouvait possiblement s’y attendre dans un contexte haussier, les petites et moyennes capitalisations européennes ont surperformé les grandes capitalisations de près de 3 % au premier semestre de l’année (source : FactSet, au 30 juin 2017).
Nous avions dit à plusieurs reprises au cours de ces derniers trimestres que l’économie européenne dans son ensemble va dans la bonne direction, et nous sommes toujours de cet avis.
La première section de cette revue se centre sur les récentes statistiques et les enquêtes prospectives qui suggèrent que l’année 2017 pourrait bien être témoin d’une belle croissance économique.
Fait probablement peu habituel, les principaux risques en Europe semblent provenir de l’international. Dans la deuxième section, nous étudierons les principales menaces qui pèsent sur la reprise européenne en cours et sur les perspectives favorables des marchés financiers, c’est-à-dire la contraction du crédit et le possible ralentissement américain.
Les dernières sections abordent certains thèmes, dont les rendements obligataires et l’inflation, le secteur bancaire, le Royaume-Uni et son Brexit, les valorisations et les flux de capitaux.