Enquête Global Investor Study

Objectifs d'investissement - des attentes irréalistes

L’enquête Schroders Global Investor Study souligne la dichotomie entre les attentes de revenus des investisseurs particuliers, qui sont très élevées, et leur approche de l'investissement, orientée sur le court terme. Du fait de ce décalage important, les investisseurs risquent fort de ne pas atteindre leurs objectifs d'investissement.

16/06/2016

L’enquête Schroders Global Investor Study 2016 montre que les investisseurs s’attendent à des résultats appartenant à une époque révolue. Ce constat doit mettre en alerte toute les parties prenantes du processus de planification financière à long terme.

Schroders Global Investors Study : objectifs d'investissement – principales conclusions :

  • En moyenne, les investisseurs souhaitent un revenu de 9,1 % alors que les marchés d’actions offrent un rendement moyen de 3,8 % seulementi
  • La durée moyenne de détention des investissements s'établit à 3,2 ans, bien moins que les 5 années minimum recommandées par les sociétés de gestion d’actifs
  • Les investisseurs hésitent à prendre des risques pour atteindre leur objectif
  • Les investisseurs ont une vision réaliste de la durée moyenne de la retraite : 21,2 ans

Sachant que les taux d'intérêt dans le monde sont inférieurs à 1 %, il est quasiment impossible d’obtenir une performance annuelle de 8 % ou 9 % sans prendre un niveau de risque important.

De plus, ce niveau de revenu paraît encore plus difficile à atteindre dans le climat économique actuel étant donné que les investisseurs donnent la priorité à la préservation du capital et qu'ils ont généralement un horizon de placement très court.

Un processus d’ajustement douloureux

Jusqu’à il y a relativement peu de temps, les marchés estimaient que l’environnement monétaire extrêmement accommodant ne durerait pas et qu’il n’était qu’un moyen de réponse à la crise financière mondiale.

Le consensus pensait que tôt ou tard la croissance finirait bien par repartir, que les taux d’intérêt allaient remonter et que l’on renouerait avec une forme de normalité (ou du moins que l’on retrouverait des conditions semblables à celles d’avant la crise).

Mais aujourd’hui, huit années ont passé et ces espoirs sont de plus en plus maigres.

Les États-Unis ont bien essayé de relever leurs taux, mais comme l’inflation est toujours très modeste à travers le monde, personne ne semble pressé de leur emboîter le pas ; d'ailleurs, la politique monétaire reste résolument accommodante au Japon, ainsi que dans la zone euro.

Si telle est notre nouvelle réalité, alors un grand nombre d’investisseurs vont devoir passer par un douloureux processus d’ajustement de leurs attentes.

Des attentes irréalistes

Nos conclusions révèlent qu'un grand nombre d'investisseurs souhaitent obtenir un revenu trop élevé et n’ont pas conscience du niveau d'épargne ou de la durée de placement que leur projet nécessite.

Parallèlement, on constate que la durée moyenne d'investissement est toujours relativement courte et qu’on ne fait plus grand cas du principe selon lequel un placement en actions doit idéalement s’effectuer sur le long terme.

Ce sont autant de défis à relever pour les gestionnaires, dont la mission est délicate : raisonner les attentes des investisseurs, tout en rappelant les avantages de l'épargne et du placement sur le long terme.

 

Remarques : À propos de l’enquête Schroders Global Investor Study 2016
Confiée par Schroders à Research Plus Ltd, cette enquête indépendante a été conduite en ligne entre le 30 mars et le 25 avril 2016 auprès de 20 000 investisseurs basés dans 28 pays (notamment l’Allemagne, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni). Au sens de cette enquête, un investisseur correspond à toute personne envisageant d'investir au moins 10 000 euros (ou une somme équivalente) au cours des 12 prochains mois et ayant modifié ses placements au cours des cinq dernières années. Ces personnes sont considérées comme représentatives de la population des investisseurs de chaque pays dans lequel a été menée l’enquête.

iSource : FTSE, S&P 500, CAC, DAX, Shanghai, Nikkei, ASX, Hang Seng, Bovespa, Mexbol. Rendement moyen prévisionnel à 12 mois des 11 indices au 18 mai 2016, selon les données Bloomberg.

Information importante
Ce document n’est destiné qu’à des fins d’information et ne constitue nullement une publication à caractère promotionnel. Il ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente d'un instrument financier quelconque. Il n’y a pas lieu de considérer le présent document comme contenant des recommandations en matière comptable, juridique ou fiscale, ou d’investissements. Schroders considère que les informations contenues dans ce document sont fiables, mais n’en garantit ni l’exhaustivité ni l’exactitude. Nous déclinons toute responsabilité pour toute opinion erronée ou pour toute appréciation erronée des faits. Aucun investissement et/ou aucune décision d’ordre stratégique ne doit se fonder sur les opinions et les informations contenues dans ce document.

Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Les cours des actions ainsi que le revenu qui en découle peuvent évoluer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant qu’ils ont investi.

Publié par Schroder Unit Trusts Limited, 31, Gresham Street, London, EC2V7QA, société agréée et règlementée par la Financial Conduct Authority.

Pour votre sécurité, les communications peuvent être enregistrées et surveillées.