Enquête Global Investor Study

Des investisseurs trop confiants et l'aide qu'ils recherchent : l’histoire d’une relation

Un trop-plein de confiance dans leurs propres connaissances en investissement pourrait pénaliser les projets des investisseurs. Néanmoins, leur soif d'apprendre et leur recherche de conseils auprès de professionnels de la finance offrent au secteur de l'investissement une excellence opportunité d'entrer en relation avec les clients.

12/09/2016

Selon l'enquête Schroders Global Investor Study 2016, les investisseurs du monde entier croient fermement en leurs capacités d'investissement.

L'étude révèle également une forte demande pour des conseils financiers à travers le monde, les investisseurs souhaitant tout de même que leurs décisions d'investissement soient validées par des conseillers professionnels.

Une surestimation des connaissances en investissement

Les particuliers restent confiants dans leurs capacités à savoir comment investir.

C'est là un trait de comportement bien connu dans le domaine de l'investissement et d’autres domaines de la vie où différentes études ont par exemple pu établir un lien entre l’excès de confiance des conducteurs et le nombre croissant d'accidents de la route.

Nos recherches illustrent à quel point les investisseurs surestiment leurs aptitudes et mettent en lumière les conséquences significatives que ce comportement peut avoir sur leur patrimoine une fois à la retraite.

De plus en plus, les particuliers se voient confier la gestion de leur retraite et, comme le montre notre enquête, il subsiste un écart significatif entre ce qu’ils pensent savoir et ce qu’ils savent réellement.

Selon l’enquête Schroders Global Investor Study 2016 :

  • 13 % seulement des investisseurs dans le monde reconnaitraient avoir des connaissances en investissement inférieures à la moyenne.
  • Plus de la moitié (51 %) des investisseurs interrogés par Schroders estiment avoir des connaissances supérieures à la moyenne, ce qui suggère une trop grande confiance en soi.
  • 18 % des femmes avouent posséder des connaissances inférieures à la moyenne en matière d'investissement, alors qu'ils ne sont que 11 % à le reconnaitre chez les hommes.
  • Pourtant, 63 % des investisseurs du monde entier n'ont pas su identifier clairement le rôle d’une société de gestion d’actifs.

Ces résultats, à eux seuls, sont préoccupants, mais l'enquête révèle également que les investisseurs ont des attentes peu réalistes en matière de revenus, ce qui pourrait entrainer d'importants déficits financiers par la suite.

Un appel à l'aide

En dépit de ce trop-plein de confiance en soi, les investisseurs ont néanmoins besoin de faire valider leurs décisions auprès d'un professionnel de la finance avant d'effectuer un placement.

Malgré l'amélioration des technologies et la montée des « robots-conseillers » (outils numériques qui posent des questions sur les risques et objectifs individuels afin d’identifier le profil d’investissement d’un individu avant d'effectuer des investissements en ligne), il semble que les investisseurs recherchent encore un contact humain.

  • La moitié (50 %) des investisseurs du monde entier disent vouloir consulter un conseiller financier la prochaine fois qu’ils devront prendre une décision d'investissement.
  • La génération Y (18 à 35 ans) est davantage susceptible (51 %) de consulter un conseiller financier que les personnes de 36 ans et plus (49 %).
  • Les femmes (54 %) sont également plus susceptibles que les hommes (47 %) de faire appel à un conseiller financier avant tout investissement.

Cela signifie que l'industrie de l'investissement a l'opportunité d'entrer en relation avec une génération connue pour être désabusée par les grandes entreprises.

La volonté d’apprendre

Fait rassurant, les investisseurs affichent une soif d'apprendre et l'envie d'améliorer leurs connaissances en investissement.

Selon l’enquête Schroders Global Investor Study 2016 :

  • 89 % des investisseurs dans le monde disent vouloir approfondir leurs connaissances en investissement.
  • 94 % des investisseurs de la génération Y disent vouloir approfondir leurs connaissances en investissement, qu'elle que soit la manière de le faire.
  • 91 % des femmes disent vouloir approfondir leurs connaissances en investissement, qu'elle que soit la manière de procéder, contre 88 % des hommes.

Les investisseurs préfèreraient vraisemblablement s'adresser à un conseiller financier pour améliorer leurs connaissances en investissement. Cela étant, l'apprentissage personnel gagne aussi en popularité.

  • 53 % des investisseurs disent vouloir s'adresser à un conseiller financier pour améliorer leurs connaissances en investissement.
  • 42 % des investisseurs seraient prêts à passer plus de temps à effectuer des recherches sur des sites internet financiers indépendants.
  • 36 % seraient intéressés par des guides et tutoriels en ligne.

La montée en puissance de l’apprentissage individuel est une tendance positive à condition que les particuliers entretiennent leurs connaissances et qu’ils prennent leur situation financière au sérieux.

Notre enquête montre toutefois que sur certains aspects, les connaissances des investisseurs sont relativement faibles.

Difficile par exemple de croire qu’ils comprennent bel et bien leurs investissements lorsqu'une poignée d'entre eux seulement est capable de comprendre le rôle d’un gestionnaire d’actifs par rapport à un conseiller financier, une compagnie d'assurance ou une banque d’investissement.

D’autres générations, beaucoup plus proches de la retraite, ont une maîtrise très limitée de l’investissement et ne savent pas quelles en sont les tenants et les aboutissants.

Pour de nombreuses personnes, devoir gérer seul sa retraite n’est pas une perspective enthousiasmante, bien au contraire.

En France, l’enquête  à été menée auprès de 1 000 investisseurs disposant d’un capital de 10 000€ à placer au cours des 12 prochains mois. Les résultats révèlent qu’au sein des investisseurs français l’excès de confiance dans les connaissances financières est aussi constaté pour 48 % des sondés mais plus présent au sein de la génération Y (56 %) que des personnes de 36 ans et +.

Cependant leur manque de connaissances et de clarté notamment au moment où on leur demandait d’identifier l’activité d’un gestionnaire d’actifs s’est révélé largement supérieur à celui des européens, avec seulement 29 % des sondés français ayants répondu correctement à la question.

L’enquête souligne le désir d’apprentissage et d’amélioration des connaissances financières. Les investisseurs français s’inscrivent eux aussi dans cette tendance : 

  • 88 % des investisseurs souhaitent améliorer leurs connaissances – une part plus importante que celle constatée en Europe (85 %).
  • La génération Y est plus désireuse (93 %) de s’améliorer que les personnes ayant 36 ans ou plus (85 %).
  • 90 % des femmes souhaitent améliorer leurs connaissances financières, contre 87 % des hommes. 

Malgré leur excès de confiance, les investisseurs français sont plus enclins à demander l’avis d’un conseiller financier avant d’effectuer leur prochain investissement :

  • Plus de la moitié (56 %) des français projettent de demander conseil à un professionnel de l’investissement contre 48 % seulement en Europe.
  • Les personnes âgées de 36 ans ou plus (60 %) sont plus susceptibles que la génération Y (48 %) de s’adresser à un conseiller financier.
  • 60 % des femmes disent vouloir s’adresser à un conseiller financier, contre 53 % des hommes.

Après l’appel à un conseiller financier, l’utilisation des sites internet des sociétés de gestion d’actifs est le second choix sur lequel se portent 42 % des investisseurs et plus particulièrement 47 % de ceux appartenant à la génération Y que l’on imagine plus confortables avec les technologies d’information les plus modernes.

L’enquête Schroders Global Investor Study 2016 a également permis d’identifier les moyens de communication privilégiés par les investisseurs actuellement  et prospectivement à 5 ans.

Actuellement, les conseillers financiers (66 %), le téléphone (64 %), l’email (63 %), et les sites internet des sociétés de gestions (60 %) sont les principaux canaux de communication privilégiés par les investisseurs français.

Les résultats obtenus prospectivement à 5 ans révèlent :

  • Une progression spectaculaire de l’utilisation des sites internet des sociétés de gestion (71 %) par les investisseurs français : 81 % de la génération Y, contre 65 % des 36 ans et plus.
  • Une progression de l’utilisation des emails : 69 % des investisseurs français pensant utiliser ce canal de communication dans 5 ans, portée par 78 %  de personnes la génération Y.
  • Une progression du recours aux conseillers financiers : 68 % des investisseurs dont 73 % de la génération Y contre 65 % des 36 ans et plus.

Vous pouvez tester votre connaissance des investissements grâce à notre outil incomeIQ, qui vous indiquera vos biais comportementaux, votre profil et des informations utiles pour vous aider à améliorer vos décisions d'investissement. Vous pourrez également retrouver sur cette page une vidéo détaillant le biais comportemental associé à l’excès de confiance.

Pour consulter l’enquête Schroders Global Investor Study  2016 dans son ensemble et les infographies, visitez le site www.schroders.com/gis

Vous pouvez accéder à l’enquête  complète en cliquant sur le lien ci-dessous.

Remarques : à propos de l’enquête Schroders Global Investor Study 2016

Confiée par Schroders à Research Plus Ltd, cette enquête indépendante a été conduite en ligne entre le 30 mars et le 25 avril 2016 auprès de 20 000 investisseurs basés dans 28 pays (notamment l’Allemagne, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni). Au sens de cette enquête, un investisseur correspond à toute personne envisageant d'investir au moins 10 000 euros (ou une somme équivalente) au cours des 12 prochains mois et ayant modifié ses placements au cours des cinq dernières années. Ces personnes sont considérées comme représentatives de la population des investisseurs de chaque pays dans lequel a été menée l’enquête.

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Les prévisions contenues dans le présent document résultent de modèles statistiques, fondés sur un certain nombre d'hypothèses.

Elles sont soumises à un degré élevé d'incertitude concernant l'évolution de certains facteurs économiques et de marché susceptibles d'affecter la performance future réelle. Les prévisions sont fournies à titre d'information à la date d'aujourd'hui. Nos hypothèses peuvent changer sensiblement au gré de l'évolution possible des hypothèses sous-jacentes notamment, entre autres, l'évolution des conditions économiques et de marché. Nous ne sommes tenus à l'obligation de vous communiquer des mises à jour ou des modifications de ces prévisions au fur et à mesure de l'évolution des conditions économiques, des marchés, de nos modèles ou d'autres facteurs.

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