Retour aux sources : donner un prix au changement climatique
Zoom sur les changements politiques à la base des prochaines étapes majeures de la tarification du carbone.

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Équipe Investissement durable
Trois mois après l’annonce de Donald Trump concernant le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, les avancées sur les marchés du carbone portent à croire que le monde est à nouveau déterminé à relever le défi. Ces avancées devraient se traduire en partie par la marche continue vers l’instauration d’un coût financier pour les émissions de CO2 par l’intermédiaire de systèmes d’échange et de taxes1. Les systèmes d’échange de quotas d’émissions constituent le fondement de la politique climatique et gagnent du terrain pour couvrir de plus en plus d’émissions dans le monde, pendant que bon nombre de ceux déjà mis en œuvre et opérationnels deviennent plus onéreux.
La tarification du carbone est l’un des principaux moyens pour faire en sorte que le changement climatique impacte les secteurs, les entreprises et les investissements. Les hausses de prix, nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques à long terme, refaçonneront les structures des coûts des secteurs, faisant apparaître des opportunités concurrentielles pour les entreprises mieux placées. Nous avons étudié ces impacts dans notre récent Rapport sur la VaR carbone.
La Chine va de l’avant, avec un système qui couvrira près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre (GES)2. Concernera-t-il l’intégralité des 7 à 8 milliards de tonnes tel qu’envisagé au départ, ou commencera-t-il avec des secteurs en particulier ? Difficile de répondre. Néanmoins, même l’empreinte carbone de 3,7 milliards de tonnes du secteur énergétique du pays éclipserait les 1,7 milliard de tonnes couverts par le système européen.
Aux États-Unis, les neuf États à l’origine de l’initiative régionale de réduction des gaz à effet de serre (Regional Greenhouse Gas Initiative)ont déclaré en août qu’ils prévoyaient d’intensifier leurs efforts pour réduire les émissions de carbone de 30 % entre 2021 et 2030. Cette initiative étant pilotée par ces États, le système est relativement isolé des décisions fédérales.
En Europe, où le plus vaste système d’échange a été lancé en 2005, mais qui a dû composer avec une offre de crédits excédentaire, les dirigeants politiques travaillent au renforcement des règles pour la phase 4 de ce système, qui démarrera en 2020. Début septembre, la France et l’Allemagne ont publié un communiqué de presse commun indiquant que les deux pays souhaitaient parvenir à un accord sur le système européen d’échange de quotas d’émissions avant la conférence sur le climat organisée à Bonn en novembre par l’Organisation des Nations unies (ONU). Notre analyste Services aux collectivités européens estime que ces négociations devraient entraîner une réforme importante du système, en faveur d’une hausse significative des prix du carbone. Les propositions du Conseil de l’Union européenne visant à réformer la réserve de stabilité du marché devraient notamment réduire l’offre excédentaire bien plus rapidement que prévu.
Image Les mois à venir devraient donner d’importants indices quant à l’avenir de la politique climatique mondiale et au renforcement de la tarification du carbone. Sans surprise, la politique est un exercice délicat, mais les premiers signes semblent positifs.

Source : Schroders, Banque mondiale, mars 2017
1. Les systèmes d’échange de quotas d’émissions carbone limitent les émissions totales des entreprises participantes et permettent aux entreprises d’acheter et de vendre des quotas aux prix du marché. Bien que les taxes sur le carbone soient plus simples, elles sont considérées comme moins efficaces d’un point de vue économique : elles imposent des pénalités roportionnelles aux émissions produites par les entreprises. Ces deux solutions ont pour effet d’entraîner des pénalités financières pour l’émission de gaz à effet de serre.
2. Ce système devrait entrer en vigueur en novembre 2017, mais de récents articles de presse indiquent que sa pleine mise en œuvre pourrait démarrer en 2018.
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