Points clés

Montée en puissance des bénéfices des entreprises européennes au premier trimestre


La probabilité que les entreprises européennes affichent une forte croissance des bénéfices en glissement annuel (GA) au premier trimestre 2021 était forte. En effet, la base de comparaison était un premier trimestre 2020 bouleversé par la crise de la Covid. L’année 2020 avait commencé plutôt normalement, mais les restrictions liées à la pandémie ont commencé à être imposées à partir de février dans certains pays européens. La demande a fortement chuté et certaines industries ont cessé complètement leur activité, tandis que les entreprises d’autres secteurs ont dû s’adapter rapidement aux nouvelles méthodes de travail.

Mais la vigueur de la croissance des bénéfices au premier trimestre 2021 reste impressionnante. Selon les données de Refinitiv (sur la base de 306 entreprises de l’indice Stoxx 600), les entreprises européennes ont enregistré en moyenne une croissance des bénéfices de 95,4 % en GA.

Pour Martin Skanberg, gérant de fonds actions européennes : « La croissance des bénéfices a été particulièrement soutenue dans les secteurs sensibles au cycle économique : l’industrie, les banques et surtout les biens de consommation cyclique. »

Le secteur de la consommation cyclique est composé d’entreprises sensibles à la conjoncture économique, comme les constructeurs automobiles et les acteurs de la distribution, dont beaucoup ont vu la demande chuter fortement au premier trimestre l’an dernier. Ces entreprises sont toutefois bien placées pour bénéficier du redémarrage des économies cette année.

Les bénéfices solides annoncés durant la saison de publication des résultats a permis aux analystes de revoir rapidement à la hausse leurs prévisions ces dernières semaines. Les courbes en forte hausse (mauve pour l’Europe hors Royaume-Uni et verte pour le Royaume-Uni) indiquent une dynamique positive, le nombre de révisions à la hausse des prévisions de bénéfices ayant dépassé les révisions à la baisse.

 

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La forte croissance des bénéfices du premier trimestre devrait se poursuivre au deuxième trimestre.

Martin Skanberg explique : « Dans de nombreux secteurs, les volumes et les prix se redressent de concert. Les difficultés d’approvisionnement dans certains secteurs contribuent également à la hausse des prix, qui elle-même se traduit par une augmentation des bénéfices. Le contrôle des coûts est un autre élément qui contribue à soutenir les bénéfices.

Le deuxième trimestre devrait lui aussi se montrer très positif pour les bénéfices des entreprises dans un contexte de poursuite de la reprise dans le sillage de la pandémie. Ensuite, nous assisterons à un certain ralentissement de la croissance des bénéfices, sachant par ailleurs que le premier trimestre de l’an prochain se heurtera à une base de comparaison défavorable. »

La vigueur des bénéfices au premier trimestre contraste avec le sentiment quelque peu morose à l’égard de l’Europe qui a prévalu durant cette période, en raison de la lenteur des campagnes de vaccination par rapport à celles du Royaume-Uni et des États-Unis. Toutefois, les actions de la zone euro (représentées par l’indice MSCI EMU) ont figuré parmi les plus performantes depuis le début de l’année, gagnant 14,1 % contre 11,5 % pour le MSCI World (en euros et au 31 mai).

Mais à bien des égards, il ne serait pas surprenant de voir les marchés actions européens bien progresser cette année. Les mesures de confinement prolongées ont pesé sur l’activité pendant la majeure partie de l’année dernière, ce qui signifie que la possibilité d’un rebond s’est accrue lorsque la reprise a commencé à se concrétiser. Et l’Europe possède une exposition relativement forte aux secteurs cycliques (comme l’industrie) qui ont tendance à être les premiers à bénéficier d’une amélioration du cycle économique.

 

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Martin Skanberg explique : « La bonne performance récente de l’Europe par rapport aux autres régions montre l’importance de rester investi et de ne pas se laisser influencer par l’actualité à court terme. Les gouvernements et les banques centrales maintiennent les mesures de relance et cela devrait continuer de soutenir les actions.

Les indicateurs manufacturiers sont à des plus hauts historiques, comme le montre le graphique ci-dessous. Il faudra cependant surveiller tout signe de ralentissement en Chine, qui est plus avancée dans le processus de reprise après la pandémie. Un ralentissement en Chine pourrait entraîner une baisse de régime du secteur manufacturier en Europe.

Toutefois, les services ont été beaucoup plus lents à se redresser puisque l’indice PMI des services s’inscrivait encore sous la barre des 50 en mars dernier. L’assouplissement des restrictions liées à la pandémie dans les pays européens et la normalisation de l’activité économique offrent au secteur des services la possibilité de rattraper son retard. Les entreprises de ce secteur pourraient alors prendre le dessus sur les sociétés liées au secteur manufacturier qui ont largement tiré la reprise jusqu’à présent. »

 

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L’indice PMI est un indice de l’activité économique basé sur une enquête auprès des entreprises privées dans les secteurs manufacturier et des services. Un PMI supérieur à 50 indique une expansion du secteur concerné alors qu’un PMI inférieur à 50 indique une contraction de ce secteur.

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